heart jeté

jeudi 10 septembre 2026


 




Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises


 









dimanche 6 septembre 2026


 




La vie

Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace.

Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise.
 




vendredi 4 septembre 2026


Un souffle court, un monde qui chavire,
L’instant sacré où tout va s’accomplir.
Dans la tempête d'un ultime effort,
La vie s'impose, plus vibrante encore.
Le premier cri déchire le silence,
Merveilleux saut dans l'existence.
Le temps s'arrête, le monde s'efface,
Quand l'univers te fait une place.
 





mercredi 2 septembre 2026

 







Poème

Je ne savais jamais qu'il y aurait un meilleur lendemain
Mais tu es arrivé dans ma vie et tu as éloigné toute ma douleur

Mes jours de tristesse sont des choses du passé
Parce que j'ai enfin trouvé le vrai amour

 


Mes jours de néant sont partis à jamais
Parce que tu remplis un vide dans mon coeur, comme tu devais le faire

Tu as ouvert une fenêtre
Tu m'as montré la lumière
Et mon amour pour toi continuera à brûler vivement







  La couleur verte tremble entre les mains de l’automne La mort maquille les feuilles pour leurs noces avec le givre Un silence très ancien ...